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CE2/CM1 (troisième période).

De l’éducation physique et sportive en anglais et vice versa pour les Ce2-Cm1

La mis en place du plan sanitaire nous a amenés à repenser l’organisation de l’enseignement physique et sportif. La transversalité entre les domaines d’enseignements a servi de levier.

Ainsi, lors d’une séance de langue vivante l’idée de faire de l’anglais lors des séances d’EPS a germé. Chaque enseignant se trouve souvent, dans le domaine des langues vivantes, confronté à la difficulté de réinvestir concrètement et régulièrement le vocabulaire et les structures étudiées en classe. Les entretenir , éprouver le lexique en contexte ont été les objectifs assignés à l’immersion de l’anglais en séance d’éducation physique et sportive.

Des divers mots anglais rencontrés lors des séances, ses sont ainsi invités lors des séances d’EPS consacrés au jeux collectifs traditionnels. Pourquoi en effet ne pas faire ces mêmes jeux traditionnels mais en anglais ? Pourquoi ne pas jouer à « l’épervier », à « Jacques a dit », au « déménageur », au « béret » mais dans la langue de Shakespeare ?

l’enseignement de l’EPS est une discipline qui se prête particulièrement bien à la pratique d’une langue étrangère. Elle a pour atout majeur de joindre la démonstration, l’exercice, la pratique physique à la verbalisation. Elle est à la fois par la pratique physique, l’aide à la compréhension et la preuve de la compréhension de la langue étrangère. L’EPS favorise la verbalisation des élèves en anglais par la richesse des différents rôles propres à chaque activité physique enseignée. En équipe : échanges, coopération et opposition entre joueurs, arbitrage, entraide, parade.2 »

Associer les deux disciplines a été l’occasion d’élaborer des comparaisons entre les différents jeux traditionnels, voire d’évoquer l’histoire de sports d’origine anglaise. Cela a été aussi par conséquent la possibilité, pour les enfants, d’en faire un usage spontané en contexte.

Un temps d’enseignement de la langue en classe a été consacré à l’apprentissage du vocabulaire spécifique appartenant à la discipline EPS.

Le caractère innovant de la démarche a été une source de motivation pour les élèves en donnant du sens aux acquisitions interdisciplinaires et mettant en œuvre la transversalité des apprentissages. La séance d’EPS en anglais est devenue le lieu d’application pratique des acquis théoriques. L’activité EPS a favorisé le réinvestissement des structures langagières abordées en classe en favorisant un travail d’appropriation dans la systématisation en contexte réel de communication3.

Si idée de faire l’éducation physique et sportive en anglais a de prime abord paru séduisante à certains élèves cela a par ailleurs représenté aussi pour certains d’entre eux un réel défi à relever (une langue étrangère restant, pour ces élèves, un domaine inconfortable). Le côté nouveau et ludique de cette action a finalement motivé l’ensemble du groupe lors des séances d’enseignement d’anglais en classe et l’attention des élèves pour l’apprentissage du nouveau vocabulaire et des consignes s’est vue renforcée.

L’effet observable sur les élèves a été le renforcement de la compréhension orale et l’appropriation plus aisée de mots anglais.

L’athlétisme, le basket-ball en anglais ? Sûrement le prochain défi à relever pour le groupe classe.

Citations: Jeanine BOUT professeur agrégée d’EPS

Pixel art : les aliens envahissent la classe de CE2-CM1.

Il y a quelques semaines, nous avons commencé un travail en arts visuels par le biais du Pixel art en lien avec des compétences mathématiques. Il est en effet acquis que n’importe quel domaine d’enseignement peut être un prétexte à l’étude d’un autre. Les élèves de la classe ont donc travaillé à la réalisation d’œuvres artistiques sur le modèle d’un mosaïste mondialement connu sous le nom d’Invader. Vous trouverez ci-dessous une courte biographie de cet artiste afin de comprendre sa démarche et son œuvre.

Invader

Frank Slama, dit Invader est un artiste de rue et mosaïste français né en France en 1969. Enfant, il joue à Space Invader (jeu vidéo). Elève de l’Ecole Nationale des beaux-arts à Paris, il installe depuis 1996 une série de SPACE INVADERS réalisés en mosaïques sur les murs des grandes métropoles internationales. Pour conserver son anonymat, l’artiste avait choisi d’apparaitre masqué lors de ses interviews.

La pose de ses œuvres, effectuée la plupart du temps sans l’accord préalable du détenteur de l’emplacement, constitue ce qu’il appelle l’invasion. Sa démarche artistique a commencé le jour où il a posé le premier Space Invader dans une rue à Paris près de la Place de la Bastille en 1996. Cependant, le programme de cette invasion commence réellement en 1998. Paris, considéré comme son berceau, est le lieu de la plus grande concentration de ces « virus mosaïques urbains ». La rue est donc sa toile, ses interventions des dons à la ville et ses habitants.

En janvier 2019, 3712 Space Invaders étaient répartis dans soixante-dix-sept villes du monde entier. L’artiste considère que les musées et les galeries d’arts ne sont pas accessibles à tous, c’est pourquoi il décide d’installer son œuvre dans des espaces publics rendant son art visible pour le plus grand nombre.

La démarche d’Invader se résume en trois points : la rencontre entre la mosaïque et le pixel, la transposition d’un jeu vidéo dans la réalité ainsi que le processus d’une invasion à l’échelle planétaire.

Chacune de ses œuvres est unique. Le répertoire de ses œuvres s’étend maintenant à Star Wars, aux arts martiaux, à la Panthère Rose, à Spider Man, Super Mario…

En général, les mosaïques sont placées entre trois et quatre mètres au-dessus du sol.

Invader a choisi la mosaïque car c’est un matériau solide adapté aux surfaces urbaines extérieures. De plus la mosaïque par sa forme carrée, fait référence au pixel.

Ci-dessous, quelques exemples des œuvres d’Invader.

Grâce à la découverte ou redécouverte du pixel, de cet artiste et de son œuvre, les élèves ont pu travailler non seulement des compétences en arts visuels mais aussi en mathématiques. En effet le Pixel art est une mode qui reprend une activité qu’ont pratiqué de nombreux élèves souvent pour passer le temps : le coloriage des carrés d’une feuille quadrillée. Le travail autour des tableaux à double entrée par le travail de repérage sur quadrillage se prête bien au travail en autonomie en classe. Cela en effet permet de travailler les compétences nécessaires à l’utilisation de ce type d’outil de façon intensive car la réflexion se répète de nombreuses fois mais aussi car les supports sont très souvent ludiques et motivent les enfants à les utiliser fréquemment.

Les élèves ont ainsi pu approfondir et mettre en œuvre les compétences mathématiques suivantes :

  • Se repérer et situer des objets les uns par rapport aux autres.
  • Coder et décoder pour prévoir, représenter et réaliser des déplacements sur un quadrillage.
  • Développer des repères spatiaux.

Cela a aussi permis de travailler des compétences transversales intéressantes à consolider ou à développer chez les élèves :

  • L’attention sélective et active,
  • La persévérance,
  • L’organisation et la planification, l’élaboration de stratégies,
  • Le développement de la mémoire visuelle,
  • Le renforcement et l’amélioration de la motricité fine.

Parallèlement avec le Pixel art, l’activité est calme (car elle demande un effort de concentration) et relaxante du fait de son côté répétitif. Les élèves ont participé avec beaucoup d’enthousiasme et d’application à ces ateliers d’arts visuels. Voici une partie de leurs productions ci-dessous.

CE2/CM1 : Le gaspillage alimentaire.

Les élèves ont repris le chemin de l’école depuis quelques semaines, et la première période de cette année scolaire 2020-2021 se termine déjà. Ce fut, comme vous le savez, une rentrée particulière en raison des mesures sanitaires mises en place et qui perdurent toujours. Cela n’a pourtant pas empêché les élèves de se remettre au travail. S’il est vrai que la priorité fut donnée à l’étude de la langue française et aux mathématiques, les enfants ont aussi travaillé les autres domaines d’enseignement comme l’anglais, l’histoire, l’EPS…

Cependant, au cours de cette année, notre école a aussi le projet de s’investir avec vos enfants dans le domaine de l’écologie qui est au cœur de l’enseignement catholique depuis déjà plusieurs années sous l’impulsion papale au travers de l’encyclique « Laudate Si* ». Parmi les nombreux leviers d’actions que nous aurions pu choisir, notre attention s’est tournée vers le vaste et transversal thème du gaspillage que nous avons recentré autour du gaspillage alimentaire, véritable fléau et catastrophe écologique et social.

  1. Première phase : des chiffres et un début de prise de conscience chez les élèves.

Ainsi la classe de CE2-CM1 s’est lancé dans ce thème depuis quelque temps. Les élèves ont pu échanger entre eux et de façon assez passionnée sur ce thème qui leur est apparu comme étant vraiment proche de leur réalité quotidienne. Une véritable prise de conscience de ce problème qu’est le gaspillage est en route chez les enfants de la classe.

Travailler sur ce thème transversal, nous a permis de faire plusieurs séances d’éducation morale et civique par le biais de débats citoyens où chacun a pu s’exprimer librement et faire part de ces expériences et de son ressenti sur ce sujet. Les élèves ont effet découvert l’ampleur de ce problème qui ne se limite par à leur sphère scolaire ou familiale mais dépasse largement leur cadre de vie. Par l’intermédiaire de divers documents, de vidéos… les enfants ont appris que le gaspillage alimentaire représente 85% des déchets ménagers en France (en moyenne, entre 20 et 30 kg de nourriture par personne et par an atterrissent à la poubelle, dont 7kg encore emballés). Ces chiffres ont eu pour conséquence de créer une sorte d’électro choc et de prise de conscience chez les enfants qui ont commencé à réaliser que, cette surabondance alimentaire pourrait résoudre de nombreux problèmes sociaux et environnementaux en France et dans le monde entier, si elle était mieux gérée à diverses échelles.

  1. Deuxième phase : comment faire travailler ce thème dans les autres domaines d’enseignement à l’école ?

Le débat citoyen mentionné ci-dessus ne fut que la première étape en classe de CE2-CM1 pour la mise en place de ce projet d’école. Chaque cycle va en effet mettre en place des séquences d’enseignement sur ce thème.

Pour les élèves de CE2-CM1, nous travaillerons ce thème dans les domaines suivants : étude de la langue, mathématiques, géographie, sciences… Cela permettra aux élèves d’avoir un perçu global et varié de ce problème qui engendre une multitude de questionnements sur nos sociétés dites modernes et sur nos modes de vie. Tout ceci fera surement l’objet d’un autre article dans les prochaines semaines.

  1. Troisième phase : des clés pour agir et contribuer à réduire le gaspillage.

Parallèlement aux diverses séances d’apprentissage, les élèves seront amenés à faire des propositions concrètes afin de contribuer à leur échelle, à la diminution du gaspillage dans leur environnement proche. Par exemple, certains se sont interrogés sur les moyens de limiter le gaspillage à la cantine. Des propositions concrètes ont été faites sur ce sujet. Parmi celles-ci, certains élèves ont proposé d’éviter de surcharger le plateau la cantine, notamment pour le plat principal, en choisissant la bonne quantité à la mesure de leur appétit réel (certains enfants ont ainsi appris ou redécouvert l’expression « avoir les yeux plus gros que le ventre »).

Ne soyez donc pas surpris, chers parents, si vos enfants vous incitent à être encore plus vigilants sur ce thème, et s’ils vous demandent d’agir avec eux, pour faire baisser les chiffres du gaspillage alimentaire en France cités plus haut. Finalement ce projet scolaire va peut-être franchir les murs de l’école et s’introduire davantage dans les familles… c’est bien ce que nous souhaitons tous, non ?

* https://croire.la-croix.com/Definitions/Lexique/Ecologie/Texte-integral-de-l-encyclique-Laudato-Si

Jeux traditionnels et collectifs en CE2/CM1.

Depuis début janvier, la classe de ce2-cm1 se rend au stade Robert Morel tous les jeudis après-midi quand les conditions météorologiques le permettent. Après avoir eu une séquence d’apprentissage en natation, il a semblé judicieux de délaisser une activité sportive individuelle pour commencer une autre totalement orientée vers un esprit collectif. Plusieurs options sportives étaient envisageables (football, basketball, handball…) ,cependant mes choix se sont portés vers des jeux dits traditionnels (épervier, déménageurs…) qui sont je pense une étape préalable nécessaire pour comprendre les enjeux, les impératifs, les mécanismes et les objectifs non seulement des sports cités plus haut mais aussi d’autres domaines d’apprentissage à l’école.

  1. Les finalités pluridisciplinaires de l’éducation physique et sportive (EPS)

Si l’EPS est une discipline scolaire obligatoire visant en priorité l’aspect moteur du développement des élèves, elle permet aussi, à côtés des autres disciplines, de contribuer au développement des compétences dans les autres domaines d’apprentissage. L’EPS contribue spécifiquement à l’éducation à la santé et à la sécurité :

  • A la santé en aidant notamment à mieux connaitre son corps en action
  • A la sécurité, que ce soit la sienne ou celle des autres, dans des situations réelles où la prise de risque est contrôlée ( au niveau de l’environnement, du matériel, des règles d’action…)

L’EPS a également pour mission de collaborer à la réussite de tous, de faire acquérir une culture commune partagée. Elle permet de développer la formation globale et la formation du citoyen en insistant sur le respect des règles et des autres joueurs qu’ils soient partenaires ou adversaires. Les jeux et sports collectifs participent au « vivre-ensemble ».

Cette contribution de l’EPS intervient aussi dans un domaine plus « psychologique » important dans le développement de l’enfant. En effet, la pratique sportive réelle avec ses sensations, ses émotions de natures diverses et souvent profondes, permet une verbalisation du ressenti qu’éprouve chaque enfant. Cette expression des émotions est bénéfique à la croissance psycho-affective de chaque élève.

Par effet de ricochet, cette verbalisation des sentiments est extrêmement intéressante pour les enfants. En articulation avec d’autres champs disciplinaires, l’EPS, par la diversité des expériences qu’elle propose, aide à concrétiser certaines connaissances et notions abstraites, et à en faciliter la compréhension, l’acquisition et l’expression écrite ou verbale.

La pratique sportive ne doit pas être décrochée des autres domaines d’apprentissage. Il faut donc créer des projets interdisciplinaires. L’EPS de façon globale et les jeux et sports collectifs plus particulièrement développent les capacités à prendre et traiter des informations dans un milieu nouveau, afin de prendre des décisions et d’agir rapidement.

L’EPS peut également permettre à l’enfant de comprendre et d’appliquer des notions mathématiques (numération, nombres décimaux, repérage dans l’espace, géométrie, explication des démarches et argumentations des raisonnements, travail sur les unités de mesures usuelles : jour, minute, heure, seconde, dixième de seconde, mois, année, siècle, millénaire…), ou à développer des compétences en français et plus particulièrement dans le domaine du langage qui est central dans la construction de la réflexion chez les élèves et peut aboutir dans certains cas au partage de véritables débats philosophiques.

L’éducation physique et sportive intervient aussi dans les domaines des sciences et de la géographie (pour plus de précisions se référer aux liens de l’académie de Clermont Ferrand sur le croisement entres EPS et les autres domaines d’apprentissage, présents ci-dessous)1

1http://www.ac-clermont.fr/fileadmin/user_upload/DSDEN-03/Action_educative/Ressources_pedagogiques/EPS/documents_p%C3%A9da/croisement/Croisements_des_enseignements_EPS_Cycle_2.pdf

http://www.ac-clermont.fr/fileadmin/user_upload/DSDEN-03/Action_educative/Ressources_pedagogiques/EPS/documents_p%C3%A9da/croisement/Croisements_des_enseignements_EPS_Cycle_3.pdf
  1. Les élèves de ce2-cm1 en action

« Joyeux Noël »

La fin d’année arrivant, chacun, j’espère, se prépare à passer des jours de réjouissances avec des êtres chers. Ces moments en famille, entre amis, avec les personnes que nous aimons sont précieux et irremplaçables, alors profitons-en. Depuis le début de cette année solaire, vos enfants bénéficient chaque jeudi d’une catéchèse dispensée par Don Antoine. Ce dernier a axé son annonce explicite de l’Evangile sur la venue de Jésus dans notre monde, de l’Annonciation à Marie jusqu’à sa naissance que nous célèbrerons bientôt.

Cette période où une année se termine et une autre est sur le point de débuter, est souvent un temps propice à la réflexion quant aux mois qui viennent de s’écouler et à la mise en place de nouvelles résolutions pour ceux à venir. A l’approche de Noël, l’ambiance tout autour de nous, dans les rues, les magasins, dans nos intérieurs se transforment. Nous assistons alors à une profusion de couleurs, de lumières et de musique se voulant être le symbole d’une fête joyeuse où nos meilleurs sentiments intérieurs s’autorisent à s’exprimer peut-être plus franchement et plus librement. Ceci est parfaitement illustré par la multitude des cartes de vœux qui s’étalent dans les boutiques. En regardant avec attention ces cartes de Noël, j’ai pu constater que toutes sortes de symboles s’étaient faufilés dans la fête. De loin majoritaires : les paysages enneigés (qui sont plutôt rares en Provence) mettant en scène un petit village pittoresque et généralement réhaussé par la présence d’un traineau tiré par des rennes ou d’un jovial petit bonhomme de neige. Également très présents sur ces cartes non seulement des rennes accompagnés du fameux homme à la barbe blanche et aux vêtements rouges, mais aussi d’écureuils, des petites et mignonnes souris grises et autres charmantes bestioles… On peut aussi constater la présence sur ces cartes d’autres personnages comme des lutins ou des angelots virevoltant dans les flocons de neige tourbillonnants. Les cartes de Noël explicitement religieuses ( et ce largement minoritaires) se concentrent sur la sainte famille qui apparaît calme et sereine devant l’Enfant nouveau-né.

Noël aujourd’hui

A l’intérieur, sont mis en exergue des mots lumineux tels « amour », « santé », « joie » , « bonheur » et « prospérité »… S’il est vrai qu’il faut voir d’un œil favorable qu’une fête sacrée soit ainsi honorée par des sentiments aussi chaleureux, qu’en était-il lors du premier Noël, lors de la naissance de Jésus ? . Que représente Noël pour nous, pour moi aujourd’hui ? A la vue de toutes ces cartes, la question de la signification de la Natalité résonne en moi d’un façon particulière, d’autant plus que les récits évangéliques de cet évènement nous renvoient pourtant un écho très différent de la Nativité.

2000 ans en arrière … le premier Noël de Marie et Joseph

Faisant partie d’une école chrétienne vincentienne, il me semble intéressant de regarder ce que les écrits évangéliques nous disent à propos de la venue du Fils de Dieu parmi les hommes. Tout autour de nous, une vision déformée, édulcorée (voire erronée), nous est proposée sur Noël. L’hyper laïcisation de nos sociétés modernes occidentales a mis davantage l’accent sur une célébration commerciale et consumériste en mettant en avant ce célèbre bonhomme vêtu de rouge et à la barbe blanche que sur le sens premier de cette fête chrétienne. De même, la plupart des œuvres d’art consacrées à la Nativité nous présente les membres de la Sainte Famille telles des icones sur fond doré, avec une Marie très calme, accueillant la nouvelle de l’Annonciation avec joie. Or ce n’est pas du tout ainsi que l’évangéliste Luc relate ces évènements. Marie était « profondément troublée » et effrayée par l’apparition de l’ange lors de l’Annonciation. Ce qu’elle s’apprêtait à accepter, allait non seulement bouleverser son existence, mais aussi mettre celle-ci en danger. Dans notre société occidentale, le sort de la Vierge Marie aujourd’hui apparaitrait beaucoup moins tragique qu’il ne l’était dans une petite communauté juive du premier siècle dont la loi considérait la grossesse d’une jeune fiancée comme un crime grave méritant le châtiment ultime. Pendant ces neuf mois et bien plus encore par la suite, Marie et Joseph vont vivre sous une épée de Damoclès. C’est pourtant dans ces conditions, que le sauveur de l’humanité, le Fils de Dieu fait homme, décide de faire son entrée dans notre monde, dans une humble famille.

Marie écouta l’ange, considéra les implications de sa décision et répondit : «  Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit faite comme tu l’as dit » (Luc 1.38). Marie fut donc prête à accepter Jésus en se conformant aux conditions divines, peu importe ce qui lui en coûterait personnellement.

En pensant à nouveau à toutes ces cartes de vœux, force est de constater que nous avons dépouillé nos fêtes de Noël du souvenir de la façon dont l’histoire entamée à Bethléem, trouva son épilogue au Calvaire. En effet, elles nous feraient presque oublier que la naissance du Sauveur, dans une étable à l’hygiène douteuse et au milieu des animaux, n’avait rien d’une sinécure. On peut facilement imaginer que ce parcours de foi emprunté par Marie et Joseph quand ils décidèrent de devenir cette sainte famille, ne fut pas une partie de plaisir mais un chemin long et souvent angoissant. La preuve en est : Marie vient à peine de donner naissance à Jésus, qu’il leur faut déjà fuir devant la menace d’Hérode. Quel exemplarité dans ce couple qui décide d’obéir à la voix divine , quoiqu’il leur en coûte.

2000 ans en arrière, Dieu s’est fait homme.

En relisant à nouveau le récit de la naissance du Christ, nous pouvons nous poser la question suivante : « que pouvons-nous apprendre de Dieu à travers ce premier Noël ? ». Des centaines de pages ont été et pourraient être encore écrites à ce sujet.

Dieu s’incarnant dans un bébé : quelle humilité ! Les premiers évènements de Noël, pointent inéluctablement vers ce qui ressemble à un oxymore, une contradiction : un Dieu humble qui ne fit pas une entrée tonitruante sur terre dans un tourbillon de feu mais qui s’incarna dans le plus fragile des êtres appartenant à une famille des plus modestes, vivant ses premières heures dans une étable, emmailloté et couché dans une mangeoire !

En s’incarnant ainsi, Dieu a voulu se rendre accessible car en effet quoi de plus accessible qu’un nouveau-né. Dans la plupart des traditions religieuses, la crainte est la première des émotions de l’homme s’approchant de Dieu. Mais ici, dans cette « maternité-étable », Dieu inaugura avec les êtres humains une relation qui n’impliquait pas la peur ou la crainte.

En décidant de faire son entrée dans notre monde dans le corps d’un nourrisson, Jésus délibérément choisit de tout perdre afin de tout nous donner par amour. Et c’est bien là le sens de Noël, Jésus s’offrant comme cadeau aux hommes pécheurs afin de restaurer ce qui avait été perdu dans le jardin d’Eden. Ainsi Noël est à juste titre la plus propice des périodes pour témoigner de l’amour que chacun peut ressentir pour les siens. C’est ce que nous ferons lorsque nous nous échangerons cadeaux et meilleurs vœux. Cependant, rappelons-nous le sens premier de Noël : Le divin nous disant qu’il nous aime et nous le prouvant par ce don venu du Ciel, le divin se faisant homme, Jésus.

«  Car Dieu a tant aime le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle ».

Evangile selon Saint Jean chapitre 3 verset 16

La méthode heuristique des mathématiques (MHM) : une nouvelle méthode dans la classe des Ce2-Cm1.

Une nouvelle méthode : pourquoi ?

Les mathématiques sont de plus en plus présentes dans notre quotidien et souvent sans que nous nous en apercevions. Cependant malgré leur omniprésence, les résultats des élèves dans cette matière en France sont de plus en plus médiocres selon les derniers résultats des évaluations internationales1 de ces dernières années. Les performances des élèves en mathématiques tendent à régresser de façon significative depuis plusieurs années dans l’hexagone alors que d’autres pays ont vu leurs résultats progresser de manière tout aussi significative. Quoi de plus surprenant à cela quand un ancien ministre de l’Education Nationale, Luc Ferry, déclare que les mathématiques ne servent à rien au quotidien 2 …A ces propos, deux collégiennes lui ont adressé une réponse via une vidéo dont vous trouverez le lien ci-dessous3 .

Il n’est pas rare d’entendre autour de nous « Moi je suis nul en Maths ». En effet, beaucoup ont un rapport très négatif aux maths et sont persuadés de ne pas avoir de prédispositions pour cette matière, ce à quoi Cédric Villani répond : « je pense que ces prédispositions seraient plus naturelles si on prenait le temps de bien enseigner les maths. On a eu le tort, pour rendre cette matière plus attractive, d’en simplifier les concepts et d’en réduire le volume d’enseignement. Tout ce qu’il ne fallait ! Car du même coup, on donne moins de temps aux élèves pour se mettre en confiance avec ce langage, on ne leur permet pas de se forger des raisonnements et, en réduisant la quantité d’exercices, on a supprimé l’entrainement, qui est la seule chance qu’on a de s’immerger là-dedans4 ».

Cette image très négative que notre société dans sa grande majorité véhicule à propos de cette matière, confère une image très élitiste et une attitude défaitiste vis-à-vis des mathématiques qui s’imprègnent inconsciemment dans l’esprit des élèves. Comment inverser ce rapport envers les maths et en faire une discipline scolaire attractive pour le plus grand nombre ? la MHM serait-elle une réponse à ces problématiques ?

  1. Comment inverser la tendance de ces résultats ?

a- La réponse officielle du ministère de l’Education Nationale

Face à ces résultats inquiétants des élèves en mathématiques, il est nécessaire de ne pas stigmatiser les enfants en les rendant uniquement responsables de cette baisse générale de la moyenne dans cette matière. En effet il parait primordial pour le corps professoral de questionner sa pratique d’enseignement dans ce domaine et donc d’essayer de trouver des outils pour tenter de renverser la tendance.

Les mathématiques à l’école, c’est avant tout une histoire de programmes officiels. Ceux de 2015 ont changé l’approche des mathématiques par rapport à ceux de 2008. Ils s’appuient sur 6 compétences majeures : chercher, modéliser, représenter, calculer, raisonner, communiquer alors que le découpage des programmes de 2008 se centrait sur quatre domaines mathématiques : nombres et calcul, géométrie, grandeurs et mesures, gestions et organisation des données. Les derniers programmes introduisent davantage de liens, de croisements des enseignements (avec la géographie, les sciences…) et mettent la résolutions de problèmes au cœur de l’ensemble des programmes. Les aspects les plus techniques ont été laissées de côté au profit de la réflexion. Cette tendance a été confirmée par l’ajustement des programmes en 2018 par des recommandations pour le calcul mental et la résolution de problèmes. Ces mêmes recommandations précisent les orientations pédagogiques et apportent des clarifications pour un enseignement rigoureux et progressif de ces domaines mathématiques fondamentaux5.

1 https://www.education.gouv.fr/cid109652/timss-2015-mathematiques-et-sciences-evaluation-internationale-des-eleves-decm1.html

2 https://huit.re/declarationferry

3 https://www.youtube.com/watch?v=oYGUn7bJXn0

4 Cédric Villani, article de coopération, 4 décembre 2012.

5 https://huit.re/fichesfocus

b– La MHM

La méthode heuristique de mathématiques se présente comme une réponse parmi d’autres et propose d’enseigner les maths autrement, de repenser la façon de mener les séances au quotidien. Sans prétendre faire des miracles, elles possède ses avantages et ses inconvénients. Elle se veut pragmatique et adaptée aux cours doubles niveaux. Elle est accessible à tous et n’est pas construite à partir du niveau d’un élève lambda mais elle a été testée par des dizaines de classes en France et évaluée positivement . Cette méthode est pensée sur le cycle complet à l’école du CP au Ce2, puis sur le Cm1-Cm2.

La conviction du concepteur de cette méthode (Mr Nicolas Pinel), est que l’enseignement des maths doit être renouvelé et mis en place dès le plus jeune âge. Pour lui, un élève doit sortir de l’école primaire avec un sentiment de réussite en mathématiques et une appétence pour cette discipline. Il faut donc leur redonner l’envie.

  1. En quoi consiste cette nouvelle méthode ?

La méthode est née à la rentrée scolaire 2014. D’abord testée dans 3 classes cette année-là, elle le fut ensuite dans 22 classes en 2015-2016 et 96 classes en 2016-2017. La MHM s’est construite sur une base solide qui constitue le cœur de la méthode. Elle tient en trois points : un socle de fondamentaux, des bases scientifiques et didactiques, une pédagogie au service de l’enseignement des mathématiques.

a- Un socle de fondamentaux

Par fondamentaux, il faut entendre :

– Des valeurs, éducabilité et bienveillance qui sont au cœur de toute pratique enseignante ;

– Une réflexion sur l’évaluation au centre de toute démarche d’enseignement ;

– Un redéfinition du rôle des enseignants dans la classe, mais aussi des parents.

Ces fondamentaux peuvent sembler évidents, cependant non seulement en faire le rappel est nécessaire mais il est primordial d’en faire une réalité quotidienne de la classe en remettant à plat le rôle de chacun.

b– Des bases scientifiques et didactiques

Un enseignement rénové des mathématiques doit être construit sur des bases didactiques et pédagogiques solides, à partir des recherches actuelles. Il faut notamment s’appuyer sur les apports récents des neurosciences. La MHM est donc une synthèse pragmatique des sciences de l’éducation, des connaissances en psychologie cognitive, en neurosciences et en didactiques des mathématiques.

c- Une pédagogie au service des mathématiques

La MHM soutient que la rénovation de cet enseignement doit se faire par une mise en œuvre pédagogique différente, dynamique et active. Les outils des enseignants doivent donc être repensés ainsi que d’autres modalités de travail pour permettre à l’élève de changer son regard sur les mathématiques et pour entrer dans des apprentissages exigeants.

Pour plus de détails sur ces fondamentaux, sur les bases scientifiques et didactiques ainsi que sur la pédagogie au service des mathématiques, consulter le livre de l’auteur de la MHM1 . (Ces sujets pourront aussi faire l’objet d’un futur article sur le site internet de l’école Saint Vincent de Paul. )

3- L’évaluation de la méthode a- Quelques statistiques

Cette méthode ne prétend pas être « la » méthode mais elle se veut aussi scientifique que possible. Son efficacité a été évaluée de plusieurs façons, non par de vrais chercheurs, mais sous la forme d’évaluations des élèves à divers moments de l’année ou sous la forme d’un questionnaire pour les enseignants en fin d’année.

Les résultats de ces évaluations de mars 2017 donnent les chiffres suivants dans ce tableau : Méthode (778 élèves) Hors méthode (555 élèves) Ecart Numération 84.6% 75.3% +9.3% Calculs 79.8% 73.9% +5.9% Géométrie et mesure 77.7% 74.3% +3.4% Résolution de problèmes 67.5% 60.4% +7.1%

1 N. Pinel, la méthode heuristique des mathématiques, enseigner les mathématiques autrement à l’école, Nathan 2019


Méthode (778 élèves) Hors méthode (555 élèves) Ecart
Numération 84.6% 75.3% +9.3%
Calculs 79.8% 73.9% +5.9%
Géométrie et mesure 77.7% 74.3% +3.4%
Résolution de problèmes 67.5% 60.4% +7.1%

D’autres évaluations ont eu lieu depuis 2017 et confirment les résultats ci-dessus qui s’avèrent être significativement supérieurs pour les utilisateurs de la méthode MHM.

En plus des retours quantitatifs positifs, il faut ajouter des retours qualitatifs venant aussi bien des enseignants ayant mis en œuvre cet méthode que des élèves qui l’ont testée. Il en ressort les points suivants de la part des professeurs :

– Efficacité pérenne de la méthode sur la compréhension du nombre ;

– L’impact des différents types de handicap (élèves reconnus MDPH, élèves -dys, élèves non-lecteurs…) est important en mathématiques, mais les élèves progressent avec la méthode au lieu de s’enliser dans leurs lacunes.

– Le rapport aux mathématiques évoluent très positivement dès les premières semaines : les élèves déclarent aimer faire des maths, réclament cette séance et s’investissent.

b- Première bilan de la MHM dans la classe de CE2-CM1 de l’école Saint Vincent de Paul.

Après une période, finalement assez brève, de découverte et d’apprivoisement de la méthode, les élèves de cette classe de double niveau et de double cycle ont montré des signes enthousiastes vis-à-vis des mathématiques. L’adhésion à cette « nouvelle » façon de faire des maths est unanime chez les enfants. Ils réclament et attendent avec impatience chaque jour leur séance quotidienne, et les 5 heures hebdomadaires officielles prévues au programme de cette matière, leur paraissent insuffisant tant ils sont demandeurs. En effet ils ont découvert une façon différentes de faire des maths par le biais d’activités ritualisées et ludiques (la méthode propose de nombreux jeux et beaucoup de manipulation pour enraciner les divers apprentissages). Tout cela est très encourageant pour l’enseignant. Ci-dessous photos d’élèves prises lors de différents ateliers.

Qui dit manipulation, dit aussi matériel nombreux. La mise en œuvre de cette méthode requiert un travail de préparation matérielle conséquente mais dont le jeu en vaut la chandelle tant il permet aux élèves d’entrer dans les apprentissages de façons plus concrète. Ci-dessous quelques photos d’un partie du matériel utilisé (calepin des nombre, abaques, cartons Montessori, balance, des dés 6 et 10 faces, nombreux jeux mathématiques, jeux de cartes…)

Conclusion

Le premier bilan de cette nouvelle méthode apparait nettement positif sur de nombreux points comme mentionnés ci-dessus. De plus, les résultats des premières évaluations sont eux aussi encourageants mais devront évidemment être confirmés dans les semaines à venir.

« L’année mathématique » s’annonce sous les meilleurs auspices. Espérons que les promesses avancées par cette nouvelle méthode ne déçoivent pas nos attentes. Cependant il faut le répéter, même si une méthode parait très bonne, elle n’est pas porteuse de miracles et ne peut se voir couronner de succès qu’avec le travail et la participation de chacun, du corps enseignant, des élèves et des parents qui ont chacun un rôle majeur à jouer dans la réussite scolaire des enfants.

Troisième période en CE2/CM1.

Recommencer,retrouver, repartager, reconsolider,renaître, revoir… Autant de mots, synonymes d’une rentrée réussie, quel bonheur!

“Lorsque les mots précis manquent aux enfants, c’est le sens qu’ils tentent de donner au monde qui s’obscurcit”

Des verbes bien choisis, habillés de préfixes. Préfixes??? Un travail sur le lexique ( l’ensemble des mots constitutifs de notre langue) a été entrepris pour que le vocabulaire( l’ensemble de mots utilisés, intégrés par l’élève) s’enrichisse. Les élèves sont beaucoup dans le faire, le vécu et pour beaucoup le langage n’est là que pour accompagner ce vécu. Améliorer ce langage, c’est créer des situations dans lesquelles l’élève va ressentir le besoin de produire des mots.

Nous avons commencé ce travail en CE2/CM1 qui vise à l’enrichissement lexical et à la structuration du vocabulaire de chaque enfant. Le processus d’acquisition n’est pas aisé. Il s’agit d’abord de rencontrer un mot en contexte, puis de le sortir de son contexte pour opérer un regard particulier sur lui pour enfin le retrouver ou le réutiliser dans de nouvelles situations : contextualisation, décontextualisation et recontextualisation… Les enfants prennent déjà plus de plaisir à chercher la signification d’un mot inconnu en se servant des préfixes, des suffixes et des mots de la même famille. Ils émettent ensemble des hypothèses et vérifient individuellement leurs propositions en se rapprochant étroitement de leur meilleur ami: le dictionnaire! En travaillant sur l’homonymie, ils ont pu lire le sketch de Raymond Devos: Caen. Ce fut un régal de les entendre s’esclaffer!

Parallèlement,il a été décidé que les mots devaient arrêter de souffrir: non à la maltraitance. “C’est kankon et c’est kiki” sont également interdits de séjour dans la classe. Des progrès sont déjà visibles puisque les enfants veillent à ce que chacun prenne soin des mots.

Outre le lexique, les élèves ont redécouvert les virelangues. L’objectif du virelangue est de parvenir à la qualité et à la fluidité d’élocution. Cet apprentissage permet aussi de lier la voix au travail rythmique, en insistant sur l’importance de choix de sonorités et sur la possibilité de rythmer la diction d’une phrase. Le virelangue est un outil d’échauffement et d’entraînement pour les comédiens. Les CE2/CM1 présenteront d’ailleurs leurs saynètes dès qu’ils seront prêts!

“Tu t’entêtes à tout tenter, tu t’uses et tu te tues à tant t’entêter”

En lecture, ils se passionnent actuellement pour les Enquêtes de Lafouine: prise d’indices, inférences…permettent au lecteur de démasquer un coupable. Les propositions doivent être argumentées.

En mathématiques, ils ont travaillé sur la monnaie, la multiplication posée et les polygones. Les poly…gones…La France…l’hexa…gone:quelle langue fabuleuse que la nôtre!

La France, un hexagone, mais qu’en était-il de leurs connaissances ?Villes, régions, fleuves, pays frontaliers… Normalement, cela est presque acquis maintenant. Fred et Jamy, les compères de l’émission C’est pas sorcier leur ont fait découvrir la Loire.

Réunis en équipes autour de coloriages collaboratifs, les CE2/CM1 sont capables de se situer et de retrouver ce qui caractérise notre pays.

Durant cette période, ils se sont également rendus à la Fondation Van Gogh pour découvrir avec attention un merveilleux artiste contemporain, photographe, Jean-Luc Mylayne. Les enfants ont perçu des élements importants de son travail grâce à leur observation sérieuse et intéressée.

Ils ont également chanté “On écrit sur les murs” après avoir tracé, gommé, retracé des lignes parallèles et perpendiculaires pour créer leur propre mur. Après l’avoir soigneusement dessiné, ils ont dû en casser une partie et s’évader vers un paysage de rêvé.

Pour terminer cette belle période, les enfants ont fait la connaissance de Morgane et de Salomé , deux étudiantes en STAPS de l’université d’Avignon. Elles animeront une séquence de hand ball durant six semaines. Chaque vendredi, si la météo est clémente nous nous rendrons au stade Fournier.

Développer la capacité d’écoute des enfants avec la musique (CE2/CM1).

«  A la recherche des Gounjous »

Les objectifs sont variés, le principe étant de donner l’envie d’écouter des œuvres musicales diverses (concertos, symphonies..)

Entendre et écouter sont deux activités différentes. Pour qu’un élève écoute véritablement, c’est-à-dire qu’il mobilise son attention, une motivation est nécessaire. Les Gounjous sont de minuscules personnages imaginaires tous caractérisés par un trait de caractère très marqué (le grognon, le gourmand, le distrait…). Ils sont timides et se réfugient dans des extraits musicaux pour ne pas se montrer.

Après voir écouté une histoire de Gounjous lue par l’enseignante, les élèves découvrent quatre extraits musicaux et devinent dans quel morceau se cache le Gounjou de l’histoire. Cet apprentissage est ludique et passionne les élèves. Le développement de l’habileté auditive en CE2/CM1 se fait notamment par le biais de cette activité musicale : reconnaitre un instrument donné, percevoir des nuances, produire des rythmes, reproduire des notes à la voix…

Les Gounjous sont dissimulés dans les partitions musicales de la classe, une fois par semaine ils sont dérangés par les élèves qui les retrouvent avec plaisir.

« Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide. » Albert Einstein.

Accompagner chaque élève vers un même apprentissage est une chose. Pouvoir le réaliser en tenant compte de tous les impératifs en est une autre. Cependant, il parait intéressant de poser un autre regard sur l’intelligence.

En CE2/CM1, nous avons engagé un travail annuel sur les intelligences multiples, les LAM (leçons à manipuler), la coopération et les émotions. Vastes chantiers qui ne manquent pas de susciter des interrogations…

L’année scolaire a donc débuté par l’écoute d’un conte dont le but a été d’expliquer aux enfants leurs différentes intelligences. Les neurosciences mettent en évidence que le cerveau évolue tout au long de notre vie. L’intelligence ne se présente plus comme un simple acquis inné et immuable, mais comme un capital à développer de l’enfance à la fin de sa vie.

Chaque découverte des neurosciences entre en jeu dans les apprentissages, dans la compréhension des mécanismes de la mémoire, de l’attention, de la motivation. Ainsi, le fait de connaitre ses élèves, leurs centres d’intérêts et leurs points d’appui tout autant que leurs points de fragilité permet de mieux penser l’accessibilité pédagogique.

Après avoir déterminé le profil des intelligences multiples de chaque élève, l’année scolaire sera rythmée par les différences de chacun pour grandir et apprendre ensemble.

Les élèves se sont identifiés à des personnages qui leurs ressemblent. Ils vont pouvoir s’appuyer sur leurs compétences, certaines, pour apprendre et travailler.

Ces différents profils identifiés permettent de varier les approches pédagogiques, les supports de travail et les entrées pour chaque apprenant, en prenant en compte les profils d’apprentissage et les besoins de chacun.

Ainsi, les élèves ont découvert depuis quelques temps, les leçons interactives (leçons à manipuler). Ils manipulent des feuilles à découper, colorient…

Ce côté ludique permet à l’élève de mobiliser ses connaissances pour les mettre en mot. Il prend plaisir à cette activité intellectuelle en mémorisant et s’appropriant les concepts.

Avant de coller les différents morceaux découpés, une discussion s’instaure de manière à faire émerger leurs connaissances. Les propositions des enfants sont validées ou pas.

Cette démarche permet la mobilisation de plusieurs intelligences. C’est un atout pour les différents styles d’apprenant :

– spatial (visuel) : une image vaut mieux que 1 000 mots

– kinesthésique (nombreuses manipulations)

– logico-mathémathiques (par l’organisation des notions)

– intrapersonnel (lorsque l’élève se parle à lui-même)

– verbo-linguistique (l’habileté à utiliser le langage afin de mémoriser ou comprendre les concepts).

La leçon à manipuler (LAM) n’est pas une fin en soi, mais une proposition pédagogique parmi d’autres.

Outre ces démarches, un travail autour des émotions et de la coopération a débuté. « Seul on avance, ensemble on va plus loin… »

         

         

         

Nous traverserons les saisons qui s’offrent à nous au gré de ces fils conducteurs.

Créer un climat de confiance, une franchise de relations permettant ensemble de se construire, la simplicité c’est être vrai avec les autres.

La simplicité, une des vertus vincentiennes à laquelle nous sommes attachés.

 

 

 

 

En PS/MS.

* Nous avons découvert les œuvres de Victor Vasarely, et plus particulièrement, “les zèbres”. Nous avons réalisé un tableau en nous inspirant de ses peintures, mais comme nous avions travaillé sur les tortues, nous avons remplacé le zèbre de Victor Vasarely, par une tortue.

Voici comment nous avons procédé:

Photos sur dossier: visite musée Van Gogh

 

Et voilà le résultat:

* Quelques photos de notre visite à la fondation Van Gogh:

Photos sur dossier : visite musée Van Gogh.

 

 

* Et de notre sortie en Camargue, où nous avons découvert, les marais salants, la flore de la Camargue, et où nous avons observé les oiseaux depuis une cabane, avec des jumelles et un téléscope.

Photos clé ronde

  

 

* Nous sommes également très fiers de nos poules, que nous avons réalisées pour Pâques.

Photos sur dossier : visite musée Van Gogh.

PS/MS – Période 3.

Durant cette période, nous avons appris à tracer des ronds, en respectant le sens de l’écriture.

Nous avons découvert 2 artistes : Natasha Wescoat et Karla Gérard, qui remplissaient leurs arbres de cercles concentriques, en utilisant beaucoup de couleurs.

Après nous être exercés à tracer des ronds dans le bon sens, nous avons à notre tour décoré un arbre de cercles concentriques, à la manière de Karla gérard, en utilisant des pastels.

Une élève a amené ses 5 tortues de terre dans la classe.

Nous les avons longuement observées et regardées vivre.

A travers des livres, photos, vidéos, nous avons ainsi découvert la vie de cet animal.

 

Le monde des souris en PS/MS.

Après avoir découvert “Souris verte” au travers de l’album: “Veux-tu être mon ami”, les enfants ont exploré le monde des souris: des vraies souris, celles qui mangent, se déplacent, grandissent; celles qui vivent autour de nous. Souris verte n’était elle qu’une souris imaginée et dessinée par un auteur.

Que mangent-elles? où vivent-elles? comment font-elles leurs bébés? A quelle famille appartiennent-t-elles? C’est tout ce que nous avons appris durant cette période, au travers de photos, de vidéos, de séances de langage.

Les enfants ont réalisé une petite souris en pâte à durcir.

Ils étaient très fiers de la ramener à la maison.

Nous sommes partis à la rencontre d’ un artiste exceptionnel, qui peint sans pinceau et sans aucun outil. Ses peintures sont pleines de couleurs “comme un arc-en-ciel”. Les enfants ont adoré!

Cet artiste américain s’appelle Holton Rowel, et il réalise ses tableaux en faisant couler sa peinture directement sur une feuille ou sur une boîte posée sur la feuille. La peinture s’étale et chaque nouvelle coulure pousse la précédente, ce qui donne l’effet d’un arc-en-ciel.

Parfois, il dispose aussi des pots à plusieurs endroits sur la feuille: la peinture contourne alors ces pots et donne des motifs extraordinaires.

On peut imaginer toutes sortes de choses en observant ces tableaux.

Les enfants en ont fait l’expérience, et ont pu constater que le liquide se déplace toujours vers le lieu le plus bas. Ceci a confirmé ce que avions appris en travaillant sur le cycle de l’eau: l’eau se dirige toujours vers en bas et c’est ainsi qu’elle va se jeter dans la mer.

  

 

PS/MS – Art et valeur.

Durant cette première période, nous avons travaillé sur l’amitié au travers de l’album d’Eric Battut: “Veux-tu être mon ami”.  La lecture d’autres albums traitant de l’amitié et de la différence est venue compléter cet apprentissage. 

Les enfants ont fait tout un travail sur l’album d’Eric Battut, et en arts plastiques, ils ont réalisé 9 panneaux retraçant l’histoire de Souris Verte.

Nous avons également découvert les formes géométriques que certains peintres ont utilisés dans leurs oeuvres: Vassily Kandinsky, François Morellet, Kasimir Malévitch, Victor Vasarely et bien d’autres encore.

Après avoir joué et manipulé ces formes géométriques, les enfants ont produit, en individuel, une peinture en n’utilisant que des formes géométriques tracées à l’aide de pochoirs. Ils ont ensuite peint ces formes avec de la peinture acrylique.

Les animaux de légende en MS.

Dans le cadre de notre projet sur les animaux de légendes, nous avons découvert de nombreux “monstres imaginaires”.

Dans tous ces animaux hybrides, nous retrouvions une partie du corps d’un lion: la tarasque, la manticore, le griffon, la chimère.

Nous avons également découvert le lion d’Arles, lors de notre visite au musée Réattu sur le thème “Drôles d’animaux”.

Nous avons aussi créé nos propres animaux hybrides et leur avons donné un nom, en mixant les syllabes des 2 animaux qui les composaient.

Nous avons donc appris à connaitre la vie du roi des animaux, et pour le carnaval, (qui a du être reporté faute de météo favorable), nous avons réalisé un masque de lion!

Depuis mi-mars, Magali T  vient nous faire découvrir la musique et les instruments. Nous écoutons, nous ressentons, nous nous exprimons!

Et voici nos réalisations pour cette belle fête de Pâques.

Article février 2017. Moyenne section.

Pour fêter l’épiphanie, nous avons réalisé nous même notre galette des rois.

Nous avons lu la recette ensemble, et découvert les ingrédients et le matériel dont nous avions besoin.

Nous avons ensuite pesé chaque ingrédient que nous versions dans un saladier. Il a ensuite fallu pétrir la pâte pour pouvoir l’étaler dans le moule et achever notre galette.

Un temps de cuisson et… quel régal !

Suite à notre visite à la Fondation Van Gogh, nous avons fait des coulées de peinture pour reproduire  les gouttes de pluie d’URS FISCHER.

Ce travail nous a  aidés à comprendre comment tracer des lignes verticales, en descendant bien droit. Nous avons alors dessiner le trajet de ces gouttes avec des feutres, sur une feuille, en utilisant bien entendu plein de couleurs comme URS FISCHER.

Nous  savons maintenant tracer des lignes verticales !

Article décembre 2016. Moyenne section.

Pour travailler sur  les formes géométriques, nous avons observé des peintures de Kasimir Malévitch.

Kasimir Malévitch a, dans beaucoup de tableaux, peint des formes géométriques, et particulièrement des rectangles.

Nous avons ainsi appris à identifier cette forme, et pour clore notre travail, nous avons réalisé un collage à partir des 4 formes, à la manière de Kasimir Malévitch.

Nous sommes allés, durant cette période, au cinéma Méjan, où nous avons assisté au visionnage de  8 petits films: “Coucou, nous voilà!”, et nous avons assisté à un spectacle à l’école: “Le Noël enchanté du Yétou”.

Enfin, nous sommes allés à la fondation Van Gogh, visiter l’exposition “Urs Fischer”.

Et voici nos préparatifs pour cette belle fête de Noël.

 

En Moyenne Section.

1

Voici notre classe de moyenne section.

Elle est composée de 3 groupes, auxquels nous avons donné des noms tirés de titres d’albums lus par Nicole: les petits monstres, les petits ogres et les petits dragons (gentils, bien évidemment!)

 

 

 

2

Comme “le petit ogre qui voulait aller à l’école”, nous avons compris qu’un livre était plein de petits signes noirs, qui sont des lettres. Ces lettres forment des mots qui nous racontent des histoires. Nous savons maintenant comment retrouver 2 mots identiques en comparant  les lettres qui les forment.

 

 

Nous avons peint le petit ogre. Pour cela, nous avons fabriqué nous même le vert, en mélangeant des couleurs primaires.

Nous avons aussi fabriqué d’autres couleurs: du rose, du orange, du violet, du gris…3

Nous avons aussi découvert des oeuvres d’Andy Warhol, qui peignait des photos.

Nous avons réalisé une peinture en nous inspirant de ce qu’il faisait, sur laquelle nous avons collé les personnages de notre groupe.